Festival Salon Musique 2024, l’acte 7 de l’événement débute cette semaine.

Festival Salon Musique 2024, l’acte 7 de l’événement débute cette semaine.


Imaginez-vous dans votre jardin, cour ou salon, au crépuscule ou pendant la nuit, les lumières tamisées. Une mélodie s’élève dans l’air, attirant l’attention de vos voisins sans les importuner. Rapidement, les instruments se mêlent, transformant votre espace intime en un lieu de festivités. Voici l’essence même du Festival Salon Musique. Né en 2018, cet événement musical pourrait devenir le Festival d’Avignon de la musique, et il se déroule à Ouagadougou, au Burkina Faso. Il est le fruit de la vision audacieuse de Patrick Kabré, un artiste musicien mi-révolutionnaire, mi-excentrique, qui repousse les limites pour apporter des réponses courageuses à la crise sécuritaire secouant le Burkina Faso depuis 2015.

Installation du Festival SALON MUSIQUE en 2020 dans un quartier

Le Festival Salon Musique transcende les conventions et les convenances. Le concept est simple : aller directement à la rencontre du public dans ses espaces intimes. Salons, jardins, quartiers huppés ou populaires deviennent les scènes de ce festival, où musiciens, chanteurs, conteurs et danseurs croisent leurs talents pour une soirée festive. C’est à la fois fou, ambitieux, courageux et évident… Le public ne vient plus aux concerts live, alors déplaçons les concerts chez le public. À sa création, l’idée du Salon Musique est de défier la peur post-attentats, de devenir un acteur clé de la résilience citoyenne. L’objectif ? Restaurer l’âme culturelle du Burkina Faso en proposant des alternatives aux lieux de rassemblement traditionnels.

Depuis ses débuts, le Festival Salon Musique a changé la dynamique entre le public et les événements culturels. Alors que la fréquentation des lieux traditionnels diminuait, cet événement itinérant a réanimé l’esprit festif et culturel. Les artistes, par leur présence dans les espaces privés, établissent une connexion plus intime avec le public, brisant les barrières des lieux formels.

La vision du festival va au-delà de simples prestations artistiques. Durant les concerts de Salon Musique, le public n’est pas un simple spectateur, mais un participant actif dans la création d’une atmosphère culturelle significative. En se déplaçant à travers divers quartiers et espaces, le Festival Salon Musique devient un catalyseur pour l’inclusion culturelle et le partage entre communautés. Il s’inscrit pleinement dans une démarche de renouveau culturel, apportant une bouffée d’air frais dans un contexte où les formes traditionnelles de divertissement peinent à attirer le public.

« Ça Va Aller ! », la 7ème Édition et ses Invités

En ce mois de janvier 2024, le Festival Salon Musique se lance avec optimisme, portant l’espoir du thème « Ça Va Aller ! ». Cette expression couramment utilisée au quotidien n’est pas simplement pour rendre la vie supportable, mais aussi parce que la construction commune d’un cercle d’espoir est essentielle pour affronter la crise que traverse le pays. En collaboration avec Diacfa et Labis, le comité d’organisation a concocté un programme exceptionnel.

Le concert d’ouverture, prévu le 13 janvier à l’Hôtel Ricardo, promet une soirée exceptionnelle avec la présence de Smockey, une figure emblématique du Rap africain. Artiste activiste burkinabè, il a marqué la scène musicale depuis ses début il ya plus de 23 ans avec ses œuvres politiquement engagées, son label Abazon propulsant des talents underground, et son engagement dans des mouvements citoyens tels que le Balai Citoyen. Smockey va au-delà du simple statut d’artiste, devenant un véritable porte-étendard de la voix citoyenne. Cette personnalité influente a laissé une empreinte mémorable avec des albums tels que « Épitaphe », “Votez pour moi” et « PRE’VOLUTION ».

Le couple ATT et Awa SISSAO

Le Festival Salon Musique offre une diversité de styles musicaux et plus encore. Après le concert de Rap du 13 janvier, un concert mandingue au Restaurant l’Atelier le 18 janvier mettra en vedette le couple ATT et Sissao. Deux artistes aux parcours exceptionnels, figures importantes d’une nouvelle génération mandingue burkinabè. Elle, Sissao, championne des droits des femmes et ambassadrice de l’autonomisation économique des femmes, a réussi à marier musique et activisme social. Ses albums « Destin » et « Benkandi » témoignent de son engagement envers la cause féminine. Lui, ATT, l’Artiste Tout Terrain, incarne la richesse de la musique mandingue. Issu d’une famille de griots, il a élargi les horizons de la musique mandingue en fusionnant des influences blues, jazz et rock, créant ainsi ce qu’il nomme avec fierté l’afro-mandingue. Mariés depuis quelques années, Sissao et ATT parcourent les scènes, leurs voix et leur complicité ajoutent une saveur particulière aux soirées et cérémonies à travers tout le pays.

Le festival ne se limite pas à la musique, il également la scène à l’artiste Thomas Combary. Son spectacle « Walaiii » au Labis Ouaga le 20 janvier, suivi d’une scène ouverte, présente un texte du dramaturge et comédien NOYELLE Pascal, mis en scène par SIE Palenfo.

Palmarès des Journées Théâtrales de Carthage 2021

Palmarès des Journées Théâtrales de Carthage 2021

Des personnalités arabes et africaines du monde du théâtre ont pris part à la cérémonie finale des Journées Théâtrales de Carthage (JTC), tenues du 04 au 12 décembre. Présentée par deux comédiennes, la Tunisienne Jamila Chihi et la Congolaise Oliva Ouedrago, la soirée a été ponctuée de tableaux chorégraphiques et de la musique.

La clôture a eu lieu en présence de la ministre des Affaires Culturelles, Hayet Ketat Guermazi et son homologue égyptienne, la ministre de la Culture, Ines Abdeldayem, dont le pays est à l’honneur aux JTC. L’actrice Samiha Ayoub était à l’honneur en cette édition qui coïncide avec la célébration de l’année de la culture tuniso-égyptienne, 2021-2022.

palmarès officiel des Journées Théâtrales de Carthage

L’Algérie a raflé deux prix pour la même pièce, « GPS » de Mohamed Cherchel. Ce dernier est lauréat du prix de la meilleure mise en scène alors que son compatriote l’acteur Mohamed Haoues a eu le prix de la meilleure interprétation masculine.

Suite à l’absence des délégations marocaines et syriennes, une sélection de 12 ouvres uniquement était en lice dans la compétition officielle.

L’Afrique noire est le grand absent du palmarès de cette édition 2021 des JTC. Sur les trois œuvres en compétition venues du Continent, aucun prix n’a été attribué. Pour rappel, l’Afrique noire était représentée par De A à Z d’Aminata Yacine Sane (Sénégal), Les Cartes de l’Afrique de Rouguiatou Camara (Guinée) et Immortels de Philippe Vincent (Burkina Faso).

Le tunisien Moez Mrabet présidait le jury composé également de Hisham Zineddine (Liban), Kangani Alem (Togo), Lakhdhar Mansouri (Algérie), Sameh Mahrane (Egypte) et Nizar Saïdi (Tunisie). Le président du jury a émis son souhait de voir « des œuvres de qualités dans la compétition officielle du festival qui réunit des œuvres internationales. »

Il a lancé un appel afin que «les comités de sélection des œuvres théâtrales dans la compétition officielle ne retiennent que les spectacles de qualité, en se basant sur des choix qui coïncident avec le niveau cette compétition et offrent une égalité des chances entres les œuvres nominées». Mrabet est revenu sur la vocation de ce festival « d’envergure internationale, proposant des spectacles dans plusieurs langues », dit-il.

La stratégie de communication du festival est également mise à l’épreuve. Le jury a souligné l’importance de travailler davantage sur ce volet, en adoptant « une stratégie avancée qui aiderait le plus grand nombre de troupes théâtrales étrangères, notamment celle du Continent africain à participer».

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Guinée : Ibrahima Alsény Bangoura livre sa lecture de la réalité du théâtre africain

Guinée : Ibrahima Alsény Bangoura livre sa lecture de la réalité du théâtre africain

Quel théâtre en Guinée et en Afrique en général ?

La Guinée est présente en compétition officielle aux Journées théâtrales de Carthage (JTC) 2021 avec la pièce “Les Cartes de l’Afrique” mise en scène par Rouguiatou Camara, d’après un scénario d’Ibrahima Alsény Bangoura.

Cette pièce (1h10′) a fait son avant-première africaine aux JTC (4-12 décembre 2021), avec deux séances, le mardi 7 décembre au Rio Tunis.

Dans une interview accordée à l’agence Tap, Ibrahima Alsény Bangoura, auteur-comédien et dirigeant de la compagnie Nimité théâtre Guinée, s’est confié sur la réalité du théâtre actuel dans le Continent, notamment en Afrique noire.

Les handicaps qui freinent l’évolution du quatrième art dans son pays, la Guinée, un pays sur l’atlantique, sont au cœur des préoccupations de ce créateur guinéen qui pilote une compagnie d’une quarantaine d’artistes, comédiens et metteurs en scène polyvalents.

Autour de la qualité des textes et de l’écriture pour le théâtre africain, Ibrahima Alseny Bangoura estime qu’il existe de “bons scénarios, de très bonnes pièces de théâtre”, mais la question qui se pose se rapporte plutôt “aux sujets abordés”.

Certains tombent dans ce qu’il qualifie de “facilité”, en faisant des productions qui ne reflètent pas vraiment la vision et les besoins des Africains.

“Est-ce que nos textes répondent aux aspirations des peuples du Continent et pourquoi nous faisons du théâtre?”, s’interroge-t-il.

Pour une politique générale à même d’aider à surmonter les défis

Le théâtre guinéen comme celui dans toute l’Afrique, et l’Afrique noire en particulier, a “d’énormes difficultés” que le comédien essaie d’en faire la lecture. Dans son diagnostic, il trace les contours d’une politique générale qui aiderait à surmonter les défis qui se posent pour un secteur en manque de visibilité et de structuration.

Les problématiques qui minent le Théâtre en Afrique ont de larges ramifications et nécessitent divers axes de réflexion. D’après lui, au niveau du scénario, les auteurs écrivent sur des réalités étrangères, ce qui leur facilite un accès aux ressources financières et se produire pour d’autres publics, en Occident spécialement. Le problème qui se pose, se rapporte ainsi à l’existence de pièces qui répondent aux besoins de la communauté africaine.

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Vidéo : Odile Sankara, portrait en un mot, un geste et un silence

Vidéo : Odile Sankara, portrait en un mot, un geste et un silence

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« Le théâtre, c’est l’espace de la vérité » proclame Odile Sankara, comédienne, metteure en scène et présidente du prestigieux festival Les Récréatrales à Ouagadougou, au Burkina Faso. En un mot, un geste et un silence, la sœur cadette du « Che Guevara africain », Thomas Sankara, partage avec nous sa façon de faire du théâtre et comment elle fait vibrer son public.