Avec Toto, Pamela Badjogo chante la différence

Avec Toto, Pamela Badjogo chante la différence

Elle est gabonaise, elle a débuté sa carrière à Libreville, mais c’est à Bamako, au Mali que sort en 2015 son premier album. Depuis 2018, Pamela Badjogo réside en France d’où elle prépare son prochain album dont on devine les couleurs à travers 3 chansons déjà disponibles. La troisième vient de sortir ce vendredi 4 décembre 2020. Comme les précédentes, Toto porte également la touche du guitariste ghanéen Kwame Yeboah. 

 Il y a de cela un an l’artiste gabonaise Pamela Badjogo lançait le premier single « N’goka » extrait de son second album. N’goka une chanson qui sur un air de provocation, incitait les femmes à assumer ce qu’elles étaient, voulaient ou souhaitaient. Depuis lors, l’artiste a enclenché un processus qui à terme conduirait ses fans vers la sortie de l’album, « Kaba« .  Mais, une certaine crise sanitaire s’est invitée  dans la démarche de l’artiste, sans pour autant l’empêcher en plein confinement de tourner et lancer son clip « Respectez-nous« .  Ce dernier titre concocté dans la pure tradition rythmique afrobeat, garde la tendance féministe, sur fond d’autodérision, dans une période particulièrement propice aux violences conjugales. Tout en douceur, Pamela Badjogo donne une claque magistrale au patriarcat dans le couple comme dans le milieu professionnel, imprimant ainsi par ce deuxième opus son engagement pour l’égalité.

Toto, si Pamela Badjogo était une chanson…

Toto toto bassi wè mu toto wèssè wè vutugha mu toto.
”Nous sommes tous poussière, nous retournerons poussière, au delà de nos différences nous nous ressemblons tous” 

Pour cette troisième sortie, la chanteuse célèbre les différences, invite à la tolérance et l’acceptation en nous rappelant la vanité de nos divergences et de nos conflits. Et pour illustrer la richesse des différences, elle opte pour un groove entraînant, avec ce métissage de styles qui devient sa marque de fabrique. La chanteuse afrojazz nous ouvre dans cette oeuvre afropop, un nouvel espace de son univers, où elle réussit à extraire une essence de rythmiques à la fois douces et dansantes, un subtile mélange qu’elle distille presqu’en murmure. On y  découvre des acrobaties jamais perçues dans sa voix de choriste expérimentée. 

Toto, c’est donc Pamela toute entière, africaine, moderne, unique avec une force agissante (et dansante) mais discrète. La chanson est disponible sur toutes les plateformes en attendant l’album complet annoncé pour février 2021. 


Notre playlist Afrique sur Spotify




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Aratan N’Akalle, un clip pour magnifier Bariz

Aratan N’Akalle, un clip pour magnifier Bariz

Extrait de l’album « Manamosse Kaltamasheq », la chanson Bariz est à l’image de l’oeuvre complète du groupe, une goutte de la culture tamasheq qui va au delà d’une musique qu’une jeunesse veut transmettre. Mélange très rythmé de blues et rock, le single donne la cadence, dès les 5 premières notes de guitare, de l’ensemble de l’oeuvre prévue pour une sortie finale en janvier 2021. Le groupe produit par Guess Africa vient de publier le clip tourné à Bamako par l’Agence Millenium Communication.

Le clip a été tourné à Bamako

Le Groupe Aratan N’Akalle présente la chanson à la fois comme une poésie d’amour et un hommage nostalgique. Et avec maestria, le directeur artistique Vieux Farka Touré aura compris l’esprit et la subtilité que les jeunes désiraient. Il les a guidés pour qu’ils réussissent à poser la douceur d’un poème, sur un rythme endiablé, en imprimant toute la saveur d’une douce nostalgie.

Les membres du groupe visionnant une vidéo pendant le tournage du clip avec le réalisateur Kiss (à droite)

Bariz quartier au sable chaud de Tombouctou se laisse généreusement capturer entre les cordes de guitare de ces jeunes qui l’on quitté depuis 2012, pour devenir une chanson, un hymne qui peut se murmurer, se crier et se danser.

Quelle est l’histoire du groupe Aratan N’Akalle ?

Le groupe « Aratane N’Akalle » (qui signifie « Les enfants du pays » en langue tamasheq) est né de la rencontre de jeunes musiciens maliens qui se sont retrouvés dans des camps de réfugiés au Burkina Faso et en Mauritanie au début de l’année 2012, début de la crise politique au Mali.

Ils se sont retrouvés désœuvrés, avec la musique comme seul refuge et occupation. Ils ont donc décidé de monter ensemble un groupe de musique de blues tamasheq pour montrer ce patrimoine culturel et exprimer leur vécu et leur situation de vie.

Rentré au Mali depuis 2015 et installé à Bamako, le groupe s’est inscrit comme l’un des meilleurs  groupes de musique live de la capitale malienne. Entre collaborations artistiques, festivals et résidences de création, les jeunes sont en constante évolution dans leurs carrières et envisagent la conquête des scènes mondiales, pour mieux faire connaitre la culture et l’histoire tamasheq.

Appel à propositions relatives à la compétition pour le Fonds des Ambassadeurs pour la préservation de la culture

Appel à propositions relatives à la compétition pour le Fonds des Ambassadeurs pour la préservation de la culture

L’ambassade des États-Unis a le plaisir d’annoncer l’appel à propositions relatives à la compétition lancée par le Fonds des ambassadeurs pour la préservation de la culture (AFCP) pour l’année 2020. L’AFCP soutient des projets visant à préserver un large éventail de patrimoine culturel dans les pays moins développés, notamment des bâtiments historiques, des sites archéologiques, des objets ethnographiques, des peintures, des manuscrits, des langues indigènes et d’autres formes d’expression culturelle traditionnelle. Le concours de petites subventions AFCP 2020 soutient la préservation des sites culturels, des objets et collections culturels, et des formes d’expression culturelle traditionnelle. Les activités de projet appropriées peuvent inclure :

  • a) Dans le cas des sites culturels : conservation d’un bâtiment ancien ou historique, préservation d’un site archéologique ou documentation des sites culturels dans une région à des fins de préservation.
  • b) Dans le cas des biens culturels et des collections : évaluation et traitement des besoins de conservation, inventaire d’une collection à des fins de conservation, création d’environnements sûrs pour le stockage ou l’exposition des collections, ou formation spécialisée dans le soin et la préservation des collections.
  • c) Dans le cas des formes d’expression culturelle traditionnelle : documentation et enregistrement audiovisuel de la musique traditionnelle, des langues indigènes et des formes de danse pour une large diffusion en tant que moyen d’enseignement et de préservation ultérieure, ou soutien à la formation à la préservation des arts appliqués ou des métiers traditionnels en danger d’extinction.

En savoir plus sur la subvention AFCP ici

Le Directeur d’Africalia, interview sur la coopération culturelle

Le Directeur d’Africalia, interview sur la coopération culturelle

Dans le cadre du partenariat entre Enabel et Africalia, Frédéric Jacquemin, directeur d’Africalia, était l’invité de programme fédéral d’éducation à la citoyenneté mondiale Annoncer la Couleur pour son wikilunch du 1e octobre.

Il s’est exprimé sur la thématique de la rencontre entre l’art et l’éducation à la citoyenneté mondiale.