APPEL #2 / SUBVENTIONS DU FONDS DE VALORISATION DES CULTURES D’AFRIQUE DE L’OUEST

APPEL #2 / SUBVENTIONS DU FONDS DE VALORISATION DES CULTURES D’AFRIQUE DE L’OUEST

Le PROGRAMME ACP-UE CULTURE : SOUTIEN AUX SECTEURS DE LA CULTURE ET DE LA CREATION EN AFRIQUE DE L’OUEST – AWA fait partie des six (06) projets régionaux retenus dans le cadre du Programme ACP-UE Culture, initiative conjointe de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), à travers la mise en place du nouveau mécanisme régional décentralisé destiné à renforcer la compétitivité des industries culturelles et créatives dans les pays ACP.

Le PROGRAMME ACP-UE CULTURE : SOUTIEN AUX SECTEURS DE LA CULTURE ET DE LA CREATION EN AFRIQUE DE L’OUEST- AWA vise un double objectif, à savoir : d’une part, soutenir la dynamisation de la compétitivité des industries culturelles et créatives tout le long de la chaîne de valeurs (création, production et diffusion) dans les 16 pays d’Afrique de l’Ouest et d’autre part, à contribuer à appuyer le développement de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest en accompagnant les acteurs des industries culturelles et créatives dans leur transition numérique.

Le programme est mis en œuvre sur une période de 40 mois (décembre 2020 – avril 2024) par le consortium réunissant l’Institut français de Paris (IF) et le Centre Culturel Kôrè de Ségou (CCK).

Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, un deuxième appel consacré au soutien à la valorisation des cultures d’Afrique de l’Ouest est lancé. Le montant de la subvention attribuée dans le cadre de cet appel par projet est de maximum 25 000 euros pour des projets d’une durée d’un an, subvention renouvelable au maximum une fois.

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Des histoires de poulets, d’un lièvre et d’une hache, KPG , l’oralité ne meurt pas

Des histoires de poulets, d’un lièvre et d’une hache, KPG , l’oralité ne meurt pas

KPG, Il suffisait d’un rien pour que l’homme ne s’appelât KGB. Pour les plus jeunes, ou ceux qui ne sont pas accros aux premiers James Bond, le KGB était cet organe soviétique dont la mission de surveillance et d’élimination des opposants était redoutée aux quatre coins de la planète.

KPG, lui, n’a rien d’un tortionnaire et ne joue pas avec un micro caché. Le sien est bien évidence, devant lui, captant le son de sa kora et de sa voix conteuse. Il donne l’impression d’improviser, de raconter « comme ça vient » des histoires de son Burkina et de cette zone sahélienne dont on n’entend parler que pour en compter les drames. KBG est léger, un brin mystique, souriant. Jouant la complicité avec le public, KPG l’amène à répéter des mots, des refrains dont personne ne comprend la teneur ! Il a un côté gourou. Il demande et il est obéi. Chapeau l’artiste. La Force du griot est en lui. D’une voix sablonneuse et enrobante il pose la clef du succès, « Pour qu’il y ait parole il faut des oreilles qui écoutent ». Puis, il cite Bouddha, Socrate, Platon, Jésus-Christ puis Joseph Ki-Zerbo, Thomas Sankara, le Peuple du Burkina Faso puis, en toute modestie facétieuse, lui-même.

Sans trembler, KPG inscrit ses récits de la vie quotidienne, mettant en scène les petits travers des uns et des autres dans la lignée des penseurs universels. « Un jeune qui quitte son village sait plus qu’un vieux qui reste 100 ans au village ». Et toc, un petit coup de sabot au lieu commun autour de la sagesse des Anciens ! « Trop de liberté conduit l’oiseau à l’oiseleur », et re-toc, un message subliminal à ceux qui oublient que la démocratie est un combat de chaque jour. « On apprend à parler avant d’apprendre à se taire », assène-t-il avec un zeste de regrets…Tant de bouches déversent des banalités en ce monde de réseaux.

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