Semaine congolaise de la commune Woluwe-Saint-Pierre en Belgique

Semaine congolaise de la commune Woluwe-Saint-Pierre en Belgique

Du 31 janvier au 6 février, Woluwe-Saint-Pierre se met à l’heure kivutienne : exposition de bandes dessinées, projection de film suivie d’un débat et concert de musique africaine. C’est la semaine congolaise

Organisée dans le cadre du jumelage avec les villes de Goma, Beni et Butembo au Nord Kivu en République Démocratique du Congo, cette semaine congolaise a pour objectif de sensibiliser la population de la commune de Woluwe-Saint-Pierre aux différentes actions mises en place par la commune au Nord Kivu.

Programme de cette semaine :

Exposition de bandes dessinées

du 31 janvier au 6 février – Salle Forum du W:Halll 
De 14 à 18h du mardi au dimanche. Accès gratuit.

53 planches de BD réalisées par de jeunes artistes kivutiens sur le thème de l’indépendance du Congo vu à travers l’état civil seront exposées. Ces jeunes, issus des villes de Goma, Beni et Butembo, ont participé à un concours organisé par la commune de Woluwe-Saint-Pierre à Goma du 18 au 28 janvier 2021.

Semaine congolaise

Les thèmes abordent la déclaration des naissances, le recensement, la nationalité, les déclarations de décès et les problèmes de succession, la situation de l’état civil après l’indépendance de la RDC.

Deux jurys, un à Bruxelles et l’autre au Kivu, composés de professionnels belges et congolais décerneront chacun un prix du dessin, un prix du scénario, un prix de l’originalité et un prix du jury. 

Film : «Amuka, l’éveil des paysans congolais» 

Le 2 février à 20h à la W:Halll Station. Entrée gratuite Réservations : cderoover@woluwe1150.be

Le film du réalisateur-cameraman Antonio Spanó retrace une épopée, celle d’agriculteurs et d’éleveurs congolais, et témoigne de leur courage, de l’esprit de solidarité et en particulier celui des femmes unies dans l‘adversité.

Projection Suivi d’un débat avec :

  • Alain Englebert, Président de l’Association «En Avant les Enfants», asbl wolusanpétrusienne très active à Goma et avec laquelle la commune collabore depuis de nombreuses années;
  • Isabelle Michel, Directrice honoraire du domaine de Katale situé au nord de la ville de Goma;
  • Olivier Mushiete, Directeur de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, qui gère, entre autres, le parc national des Virunga.

LA RUMBA CONGOLAISE AU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL DE L’HUMANITÉ

UNESCO

Concert : Patafrica

Le 4 février à 20h30 – Salle Fabry du W:Halll. Prix des places : 7€. Réservation via le site du Whalll

Six musiciens européens et africains explorent ensemble l’univers des instruments «pataphoniques» de Max Vandervorst. Scoutophone, guitare charbonnière, conservophone, bouteillophone bordelais, cannebasses, fers à repasser, spalafon champêtre, seront parfois accompagnés d’un saxophone.

À travers l’emploi de cet instrumentarium «recyclé» et insolite, nous découvrons une véritable racine sonore commune aux différentes cultures, en deçà des styles et au-delà des cultures géographiques. Il en résulte un langage musical et scénique très personnel, faisant la part belle au geste spontané, à l’improvisation collective, à l’humour et à la fête.

Palmarès des Journées Théâtrales de Carthage 2021

Palmarès des Journées Théâtrales de Carthage 2021

Des personnalités arabes et africaines du monde du théâtre ont pris part à la cérémonie finale des Journées Théâtrales de Carthage (JTC), tenues du 04 au 12 décembre. Présentée par deux comédiennes, la Tunisienne Jamila Chihi et la Congolaise Oliva Ouedrago, la soirée a été ponctuée de tableaux chorégraphiques et de la musique.

La clôture a eu lieu en présence de la ministre des Affaires Culturelles, Hayet Ketat Guermazi et son homologue égyptienne, la ministre de la Culture, Ines Abdeldayem, dont le pays est à l’honneur aux JTC. L’actrice Samiha Ayoub était à l’honneur en cette édition qui coïncide avec la célébration de l’année de la culture tuniso-égyptienne, 2021-2022.

palmarès officiel des Journées Théâtrales de Carthage

L’Algérie a raflé deux prix pour la même pièce, « GPS » de Mohamed Cherchel. Ce dernier est lauréat du prix de la meilleure mise en scène alors que son compatriote l’acteur Mohamed Haoues a eu le prix de la meilleure interprétation masculine.

Suite à l’absence des délégations marocaines et syriennes, une sélection de 12 ouvres uniquement était en lice dans la compétition officielle.

L’Afrique noire est le grand absent du palmarès de cette édition 2021 des JTC. Sur les trois œuvres en compétition venues du Continent, aucun prix n’a été attribué. Pour rappel, l’Afrique noire était représentée par De A à Z d’Aminata Yacine Sane (Sénégal), Les Cartes de l’Afrique de Rouguiatou Camara (Guinée) et Immortels de Philippe Vincent (Burkina Faso).

Le tunisien Moez Mrabet présidait le jury composé également de Hisham Zineddine (Liban), Kangani Alem (Togo), Lakhdhar Mansouri (Algérie), Sameh Mahrane (Egypte) et Nizar Saïdi (Tunisie). Le président du jury a émis son souhait de voir « des œuvres de qualités dans la compétition officielle du festival qui réunit des œuvres internationales. »

Il a lancé un appel afin que «les comités de sélection des œuvres théâtrales dans la compétition officielle ne retiennent que les spectacles de qualité, en se basant sur des choix qui coïncident avec le niveau cette compétition et offrent une égalité des chances entres les œuvres nominées». Mrabet est revenu sur la vocation de ce festival « d’envergure internationale, proposant des spectacles dans plusieurs langues », dit-il.

La stratégie de communication du festival est également mise à l’épreuve. Le jury a souligné l’importance de travailler davantage sur ce volet, en adoptant « une stratégie avancée qui aiderait le plus grand nombre de troupes théâtrales étrangères, notamment celle du Continent africain à participer».

Lire tout l’article ici

Guinée : Ibrahima Alsény Bangoura livre sa lecture de la réalité du théâtre africain

Guinée : Ibrahima Alsény Bangoura livre sa lecture de la réalité du théâtre africain

Quel théâtre en Guinée et en Afrique en général ?

La Guinée est présente en compétition officielle aux Journées théâtrales de Carthage (JTC) 2021 avec la pièce “Les Cartes de l’Afrique” mise en scène par Rouguiatou Camara, d’après un scénario d’Ibrahima Alsény Bangoura.

Cette pièce (1h10′) a fait son avant-première africaine aux JTC (4-12 décembre 2021), avec deux séances, le mardi 7 décembre au Rio Tunis.

Dans une interview accordée à l’agence Tap, Ibrahima Alsény Bangoura, auteur-comédien et dirigeant de la compagnie Nimité théâtre Guinée, s’est confié sur la réalité du théâtre actuel dans le Continent, notamment en Afrique noire.

Les handicaps qui freinent l’évolution du quatrième art dans son pays, la Guinée, un pays sur l’atlantique, sont au cœur des préoccupations de ce créateur guinéen qui pilote une compagnie d’une quarantaine d’artistes, comédiens et metteurs en scène polyvalents.

Autour de la qualité des textes et de l’écriture pour le théâtre africain, Ibrahima Alseny Bangoura estime qu’il existe de “bons scénarios, de très bonnes pièces de théâtre”, mais la question qui se pose se rapporte plutôt “aux sujets abordés”.

Certains tombent dans ce qu’il qualifie de “facilité”, en faisant des productions qui ne reflètent pas vraiment la vision et les besoins des Africains.

“Est-ce que nos textes répondent aux aspirations des peuples du Continent et pourquoi nous faisons du théâtre?”, s’interroge-t-il.

Pour une politique générale à même d’aider à surmonter les défis

Le théâtre guinéen comme celui dans toute l’Afrique, et l’Afrique noire en particulier, a “d’énormes difficultés” que le comédien essaie d’en faire la lecture. Dans son diagnostic, il trace les contours d’une politique générale qui aiderait à surmonter les défis qui se posent pour un secteur en manque de visibilité et de structuration.

Les problématiques qui minent le Théâtre en Afrique ont de larges ramifications et nécessitent divers axes de réflexion. D’après lui, au niveau du scénario, les auteurs écrivent sur des réalités étrangères, ce qui leur facilite un accès aux ressources financières et se produire pour d’autres publics, en Occident spécialement. Le problème qui se pose, se rapporte ainsi à l’existence de pièces qui répondent aux besoins de la communauté africaine.

Lire la suite ici

Vidéo : Odile Sankara, portrait en un mot, un geste et un silence

Vidéo : Odile Sankara, portrait en un mot, un geste et un silence

Voir sur RFI

« Le théâtre, c’est l’espace de la vérité » proclame Odile Sankara, comédienne, metteure en scène et présidente du prestigieux festival Les Récréatrales à Ouagadougou, au Burkina Faso. En un mot, un geste et un silence, la sœur cadette du « Che Guevara africain », Thomas Sankara, partage avec nous sa façon de faire du théâtre et comment elle fait vibrer son public.

Le thiéboudiène inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité par UNESCO

Le thiéboudiène inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité par UNESCO

Le thiéboudiène (ceebu jën en wolof, littéralement riz au poisson) a été inscrit mercredi au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

L’entrée du plat que les Sénégalais consomment dans leur écrasante majorité au déjeuner est intervenue après des années de plaidoyer de la part de la Direction nationale du patrimoine. 

« L’UNESCO a ajouté cet art culinaire sénégalais au patrimoine immatériel de l’humanité, à la demande de la Direction nationale qui s’occupe du patrimoine au Sénégal. C’est une façon d’exporter le nom de notre pays. Une façon aussi d’associer le nom de notre pays à quelque chose qui relève de notre génie culinaire, culturel », a expliqué, jeudi, l’ambassadeur délégué permanent du Sénégal auprès de l’UNESCO, Souleymane Jules Diop, dans une déclaration aux médias.
« Le ceebu jën va susciter plus de curiosité dans le monde, au grand bénéfice de notre économie et de notre tourisme », a-t-il noté. 

« Je salue l’inscription du ceebu jën, plat national sénégalais, sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO. C’est une belle illustration de la renommée internationale de l’art culinaire sénégalais », s’est réjoui le Président Macky Sall, sur twitter, juste après l’annonce de la nouvelle. 

Préparé à base de riz, le ceebu jën sénégalais qui a de nombreuses dérivations dans la sous-région (Jollof rice au Nigeria, riz au gras au Mali) se distingue aussi bien par sa cuisson, sa présentation et les normes entourant sa consommation. 

« Les composantes essentielles sont le riz bien sûr et le poisson. Cependant les légumes comme le chou, l’oignon, la carotte, l’igname sont tout aussi important ainsi que des mollusques et crevettes et le poisson séché », a insisté Bigué Ndoye, une dame d’une soixantaine d’années, habituée à préparer ce plat. 

« Même la disposition après la cuisson est un art. La place du poisson c’est au centre du bol et les légumes, mollusques et autres doivent être harmonieusement placés pour rehausser l’appétit des consommateurs rien qu’à la vue du plat », a insisté la dame interrogée par l’Agence Anadolu. 

Lire la suite de l’article ici

L’UNESCO inscrit la rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité

L’UNESCO inscrit la rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) vient d’inscrire la rumba congolaise au patrimoine immatériel de l’humanité, cinq ans après la rumba cubaine. La décision a été prise, le mardi 14 décembre, dans le cadre de la 16e session du Comité intergouvernemental de l’organisation qui a débuté le 13 et se poursuivra jusqu’au 18 décembre.

Pour Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, « l’inscription de cette musique n’est pas seulement la reconnaissance d’une pratique culturelle, mais une décision historique. Elle souligne la nature politique de cette musique, qui inspire tant d’artistes dans le monde entier aujourd’hui ».

Cette reconnaissance longtemps attendue intervient plus d’un an après le dépôt du dossier conjointement par la République démocratique du Congo et la République du Congo, qui considèrent la rumba comme un patrimoine commun. Il s’en est suivi plusieurs mois de campagnes organisées par les deux pays voisins, qui ont mis leurs différends litiges de côté à cet effet.

Lire la suite de l’article